Psychologie du menteur – Claudine Biland

La taille et le statut sont inconsciemment associés. L’escroc a souvent des talonettes! Il s’attribue aussi des titres qu’il n’a pas mais joue de son apparence physique, notamment grâce aux vêtements. Dans sa garde-robe, il y aura vêtements blancs, noirs, bleus et verts.

Toujours demander un service après un repas et non avant.

La coopération est toujours favorable au manipulateur.

Une manipulation réussie passe par l’association (aux bonnes nouvelles) et dissociation (des mauvaises)

On aime être flatté, que le compliment soit sincère ou non.

On aime ce qui est ou devient familier.

On fait plus volontiers confiance à qui nous ressemble.

Beau = bien.

L’autorité doit être compétence, crédible et sympahique.

Parler de ses avantages et minimiser ses inconvénients. Ment ainsi par omission.

Les costumes-cravate, accessoires, bijoux, belles voitures en jettent.

Une forte présence médiatique : si l’on ne convainc pas forcément de nouveaux gens, on renforce l’image et l’opinion déjà positive que les convaincus ont.

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Je sais que vous mentez – Paul Ekman

MENSONGE, FUITES ET INDICES DE TROMPERIE :

Il existe deux formes principales de mensonge :
- la dissimulation qui laisse de côté les informations vraies ;
- la feinte qui présente des informations fausses comme si elles étaient vraies.

Les autres manières de mentir comprennent :
- la diversion qui consiste à reconnaître une émotion en mentant sur sa cause réelle ;
- énonce une vérité faussement ou avouer la vérité avec une telle exagération ou un tel humour que la cible demeure sous-informée ou trompée;
- la semi-dissimulation qui consiste à avouer seulement une partie de la vérité afin de détourner l’intérêt de la cible sur ce qui reste dissimulé;
- l’esquive par inférence incorrecte qui consiste à formuler la vérité d’une manière signifiant l’opposé de ce qui est dit.

Il existe deux sortes d’indices de tromperie :
- la fuite quand le menteur révèle par mégarde la vérité;
- l’indice de tromperie proprement dit quand le comportement du menteur révèle seulement que ses propos sont faux. Fuite et indices de tromperie sont des erreurs. Mais des erreurs ne se produisent pas toujours. Les mensonges n’échouent pas systématiquement.

POURQUOI LE MENSONGE PEUT ECHOUER

L’appréhension de détection est plus intense quand :
- la cible a la réputation d’être difficile à duper;
- la cible est d’emblée soupçonneuse;
- le menteur est peu entraîné et n’a encore jamais réussi;
- le menteur est particulièrement sensible à la peur d’être démasqué;
- les enjeux sont élevés;
- une récompense et un châtiment sont en jeu ; ou bien un seul châtiment est en jeu;
- le châtiment du flagrant délit de mensonge est important, ou bien le châtiment de ce que le mensonge couvre est si élevé qu’il n’y a aucun intérêt à avouer ;
- la cible ne bénéficie aucunement du mensonge.

La culpabilité de tromperie est plus intense quand :
- la cible n’est pas consentante;
- la tromperie est totalement égoïste, la cible ne tire aucun bénéfice du mensonge et perd au moins l’équivalent de ce que le menteur gagne;
- la tromperie n’est pas autorisée et la situation fait partie de celles où l’honnêteté est permise;
- le menteur n’a pas pratiqué la tromperie depuis longtemps;
- le menteur et la cible ont des valeurs sociales communes;
- le menteur a un lien personnel avec la cible;
- la cible ne peut pas être facilement taxée de malveillance ou de naïveté;
- il y a des raisons pour que la cible s’attende à être trompée ; tout au contraire, le menteur a agi pour gagner sa confiance.

Le plaisir de duper est plus intense quand :
- la cible représente un défi, a la réputation d’être difficile à berner;
- le mensonge est un défi à cause de ce qui doit être soit dissimulé soit inventé;
- des tiers assistent au mensonge ou en sont informés et apprécient l’habileté du menteur.

DETECTION DE LA TROMPERIE DANS LES PAROLES, LA VOIX OU LES INDICES CORPORELS

- Les lapsus verbaux et les tirades peuvent fuiter des informations dissimulées de tout type – émotions, actions antérieures, projets, intentions, idées, etc.
- Une voix plus aiguë et plus forte, et un débit plus rapide surviennent avec la peur, la colère et peut-être l’excitation. La voix subit les modifications inverses avec la tristesse et peut-être la culpabilité.
- Le discours indirect, les pauses, les erreurs de langage et la diminution des illustrants peuvent indiquer que le locuteur fait très attention à ses paroles, n’ayant pas préparé son discours. Ce sont des signes de n’importe quelle émotion négative. Une diminution des illustrants se produit également en cas d’ennui.
- Les modifications du rythme respiratoire, de la transpiration, la déglutition fréquente et la bouche sèche sont des signes d’émotions intenses et il est possible qu’à l’avenir on puisse déterminer lesquelles en fonction de ces changements.

LES INDICES FACIAUX DE TROMPERIE

Le visage peut présenter plusieurs indices de tromperie : microexpressions, expressions coupées, fuites des muscles faciaux fiables, clignements, dilatation des pupilles, larmes, rougissement ou pâleur, asymétrie, erreurs de timing, erreurs d’emplacement et sourires feints. Certains de ces indices fournissent des fuites, trahissant l’information dissimulée; d’autres fournissent des indices de tromperie signalant que quelque chose est dissimulé, sans préciser quoi; enfin, d’autres encore signalent qu’une expression est feinte.

Ces signes faciaux de tromperie comme les indices de tromperie dans les paroles la voix et le corps varient dans la précision de l’information qu’ils véhiculent. Certains indices de tromperie révèlent exactement quelle émotion est éprouvée, même si le menteur tente de la dissimuler. D’autres indiquent seulement si l’émotion dissimulée est positive ou négative.Cependant, d’autres indices sont encore plus indifférenciés et signalent juste que le menteur éprouve une émotion, sans même préciser si elle est négative ou positive. Savoir qu’une émotion est éprouvée peut parfois indiquer qu’un individu ment si, en dehors du mensonge, l’individu n’est pas censé en éprouver une dans cette situation. Dans d’autres circonstances, en l’absence d’information plus précise sur le type d’émotion éprouvée et dissimulée, le mensonge ne sera pas trahi. Cela dépend du mensonge, de la ligne de conduite adoptée par le suspect de mensonge, de la situation et de ce qui peut, en dehors d’une mensonge, explique pourquoi une émotion peut être éprouvée, mais dissimulée.

DANGERS ET PRECAUTIONS

Précaution à prendre dans l’interprétation des indices comportementaux de tromperie :

1) Essayer de rendre explicite la base de toute intuition qu’un individu ment ou dit la vérité. En étant plus conscient de la manière dont vous interprétez les indices comportementaux de tromperie, vous apprendrez à repérer vos erreurs et vous saurez quand vous n’avez que de faibles chances de prononcer un jugement correct.

2) N’oubliez pas qu’il existe deux dangers dans la détection du mensonge : ne pas croire la vérité et croire le mensonge. Il n’y aucun moyen d’éviter totalement ces erreurs. Mesurez les conséquences que comporte chaque erreur.

3) L’absence de signe de tromperie n’est pas une preuve de sincérité : certains individus ne fuitent pas. La présence d’un signe de tromperie n’est pas toujours une preuve de mensonge : certains individus apparaissent mal à l’aise ou coupable même quand ils disent la vérité. Vous pouvez réduire le risque Brokaw qui est dû aux particularités individuelles de comportement expressif en fondant votre jugement sur une modification du comportement du suspect.

4) Recherchez en vous tout préjugé concernant le suspect. Demandez-vous si vos préjugés biaiseront vos chances de prononcer un jugement correct. N’essayez pas de juger si un individu ment lorsque vous vous sentez dominé par la jalousie ou un embrasement émotionnel. Evitez la tentation de soupçonner le mensonge parce qu’il explique commodément des événement par ailleurs inexplicables.

5) Envisagez toujours la possibilité qu’un signe d’émotion ne soit pas un indice de tromperie, mais un indice de ce qu’éprouve un individu sincère qui se sait soupçonné de mensonge. Ecartez tout signe d’émotion ou indice de tromperie, si un suspect sincère éprouve cette émotion à cause de sa personnalité; de la nature de votre relation passée avec lui; des attentes du suspect.

6) Gardez à l’esprit que de nombreux indices de tromperie sont les signes de plus d’une émotions et qu’ils doivent dans ce cas être écartés si l’une de ces émotions peut être éprouvée quand le suspect est sincère, alors qu’une autre peut être éprouvée quand le suspect ment.

7) Demandez-vous si le suspect sait ou non qu’il est soupçonné et ce qui est à gagner et à perdre dans chaque cas par la détection du mensonge.

8) Si vous détenez des informations que seul le suspect peut connaître uniquement s’il ment, et que vous êtes en mesure de l’interroger, préparez le test du savoir coupable.

9) Ne concluez jamais de manière définitive qu’un suspect est sincère ou ment en vous fondant uniquement sur les indices comportementaux de tromperie. Ces indices ne doivent servir qu’à vous faire prendre conscience de la nécessité d’information et d’investigation supplémentaires. Les indices de tromperie, comme le décodeur, ne fournissent jamais de preuve absolue.

VERIFIER LE MENSONGE

Le succès d’une tromperie ne dépend pas du domaine où elle s’exerce. Ce n’est pas que tous les mensonges entre époux échouent ni que toutes les tromperies entre nations, dans les affaires ou les crimes soient couronnées de succès. L’échec et le succès dépendent des particularités du mensonge, du menteur et du détecteur. C’est un peu plus compliqué au niveau international qu’entre un père et son enfant, mais tous les parents savent qu’il n’est pas toujours facile d’éviter l’erreur, même dans une situation aussi simple.

Même quand une évaluation peut être faite, elle peut ne pas fournir une prédiction correcte, car les menteurs peuvent être trahis non pas par leur comportement mis par des tiers, l’indices de tromperie le plus évident peut accidentellement passer inaperçu. Mais le menteur comme le détecteur doivent connaître cette évaluation.

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L’art d’avoir toujours raison – Arthur Schopenhauer

Base de toute dialectique

Tout d’abord, l’essentiel de toute controverse est le fait qu’une thèse soit posée par l’adversaire (ou nous-mêmes, peu importe). Pour la réfuter, il y a deux méthodes possibles :

1) Les modes :
a) ad rem
b) ad hominem ou ex concessis
c’est-à-dire que nous démontrons soit
a) que cette thèse n’est pas en accord avec la nature des choses, la vérité objective absolue
b) soit qu’elle contredit d’autres affirmations ou concessions de l’adversaire, c’est-à-dire la vérité subjective relative. Dans ce dernier cas, il ne s’agit que d’une preuve relative qui n’a rien à voir avec la vérité objective.

2) Les méthodes :
a) réfutation directe
b) et indirecte.
a) La réfutation directe attaque la thèse dans ses fondements,
b) l’indirecte dans ses conséquences.
a) La directe démontre que la thèse n’est pas vraie,
b) l’indirecte, qu’elle ne peut pas être vraie.
Voilà la base de toute controverse. Mais tout cela peut se passer réellement ou seulement en apparence. Et comme en la matière il n’est pas facile d’avoir des certitudes, les débats peuvent être longs et acharnés. On ne peut savoir avec certitude qui a objectivement raison et cela ne peut être décidé que grâce à la controverse.

Du reste, dans toute controverse ou argumentation, il faut que l’on s’entende sur quelque chose, un principe à partir duquel on va juger le problème posé : on ne saurait discuter avec quelqu’un qui conteste ces principes.

STRATAGÈMES

1. Exagérer

Étirer l’affirmation de l’adversaire au-delà de ses limites naturelles, l’interpréter de la façon la plus générale possible. Ceci est particulièrement aisé avec des gens qui font des assertions généralisantes.

Ex : Les Chinois…
Les femmes… , les hommes…
Les jeunes…
Les homosexuels…
À l’inverse, pour assurer la victoire de sa propre affirmation, il faut la restreindre, parler de cas particuliers.

2. Jouer sur les mots

Utiliser l’homonymie pour étendre également l’affirmation à ce qui, à part le même mot, n’a pas grand-chose ou rien du tout en commun avec l’objet du débat, puis réfuter de façon lumineuse et se donner ainsi l’air d’avoir réfuté l’affirmation elle-même.

Ex. : — Vous n’êtes pas encore initié aux mystères de la philosophie kantienne.
— Ah, quand il est question de mystères, cela ne m’intéresse pas.

3. Généraliser

Prendre l’affirmation posée relativement comme si elle l’était de façon générale, ou du moins la concevoir dans un rapport tout à fait différent et la réfuter dans ce sens.

Ex. : — Certains homosexuels peuvent avoir des comportements pervers.
— Les homosexuels sont des gens normaux et non pas pervers.

4. Cacher son jeu

Quand on veut arriver à une conclusion, il ne faut pas la laisser prévoir mais obtenir discrètement qu’on en admette les prémisses en disséminant celle-ci au cours de la conversation. Il faut faire approuver les prémisses dans le désordre de façon à cacher son jeu et éviter que l’adversaire tente toutes sortes de manœuvres pour contrer notre thèse. On peut même utiliser des prémisses sans rapport avec le thème pour brouiller les pistes.

5. Les faux arguments de l’adversaire

Le vrai peut réfuter de fausses prémisses, alors que le faux ne peut jamais découler de vraies prémisses. C’est ainsi que l’on peut réfuter des propositions fausses de l’adversaire au moyen d’autres propositions fausses qu’il considère comme vraies ; car c’est à lui que nous avons affaire et il faut utiliser son mode de pensée.

Ex. : Si notre interlocuteur est adepte d’une secte quelconque que nous n’approuvons pas, nous pouvons utiliser contre lui les préceptes de cette secte.

6. Affirmer péremptoirement

Tout discours s’appuie sur des prémisses. Pour élaborer une thèse, il faut s’entendre sur un certain nombre d’affirmations. En s’appuyant sur une « vérité d’évidence », en postulant ce que l’on aurait à prouver, on peut conduire l’interlocuteur à reconnaître la validité de notre thèse.

La répartie à ce stratagème consiste à réfuter systématiquement chacune des prémisses de notre interlocuteur.

Ex. : Affirmer l’incertitude de la médecine en affirmant l’incertitude de tout savoir humain.

7. Noyer le poisson

Poser beaucoup de questions à la fois et élargir le contexte pour cacher ce que l’on veut véritablement faire admettre. En revanche, exposer rapidement son argumentation à partir de concessions obtenues, car ceux qui sont lents à comprendre ne peuvent suivre exactement la démonstration et n’en peuvent voir les défauts et les lacunes éventuelles.

Ex. : Tout débat à la Chambre des communes en fournit d’abondants exemples.

8. Susciter la colère de l’adversaire

Mettre l’adversaire en colère, car dans sa fureur il est hors d’état de porter un jugement correct et de percevoir son intérêt. On le met en colère en étant ouvertement injuste envers lui, en le provoquant et, d’une façon générale, en faisant preuve d’impudence. Si on le connaît personnellement, on peut exhiber son point faible. En parlant ouvertement ce dont il a honte on va brouiller son esprit et il sera incapable de formuler un jugement cohérent.

Ex. : Sachant que notre interlocuteur a déjà été condamné pour un délit au criminel ou au civil, on peut le mentionner ouvertement dans la discussion pour discréditer son intégrité.

9. Brouiller les pistes

Ne pas poser les questions dans l’ordre exigé par la conclusion qu’il faut en tirer, mais dans toutes sortes de permutations ; il ne peut savoir ainsi où on veut en venir et ne peut se prémunir. On peut aussi utiliser ses réponses pour en tirer diverses conclusions, même opposées, en fonction de leur nature. Ce stratagème est apparenté au quatrième dans la mesure où il faut dissimuler sa manière de procéder.

Ex. : L’inspecteur de police, durant son interrogatoire, va poser toutes sortes de questions sans rapport apparent entre elles afin, plus tard, de pouvoir en tirer des conclusions qui vont dans le sens de son enquête sans que le prévenu ne l’ait vu venir.

10. Par l’antithèse

Quand on se rend compte que l’adversaire fait exprès de rejeter les questions qui auraient besoin d’une réponse positive pour soutenir notre thèse, il faut l’interroger sur la thèse contraire, comme si c’était cela que l’on voulait le voir approuver ; ou tout du moins, lui donner le choix entre les deux de telle sorte qu’il ne sache plus quelle est la thèse à laquelle on souhaite qu’il adhère.

Ex. : L’important est de prendre le dessus sur l’adversaire, lui montrer qu’il a tort et que nous avons raison. Nous pouvons donc feindre momentanément adhérer à sa thèse, l’appuyer avec nos propres arguments,  pour ensuite le trouver en défaut sur un point qui la fasse s’effondrer.

11. L’induction

Faire croire à l’adversaire qu’il a reconnu lui-même une « vérité générale admise » en lui faisant concéder plusieurs cas particuliers par induction.

Ex. : L’acier est un métal solide à la température ambiante. L’or aussi est un métal solide à la température ambiante. De même que l’aluminium, le bronze etc. Donc, on peut dire que tous les métaux sont solides à la température ambiante.

12. Titre ronflant

Choisir une désignation flatteuse pour désigner notre thèse, notre fonction, notre titre. Ou à l’inverse, utiliser des termes orduriers pour désigner une thèse que l’on cherche à discréditer. Un orateur trahit souvent à l’avance ses intentions par les noms qu’il donne aux choses.

Ex. : Désigner la personne atteinte de la maladie du SIDA comme « sidéen » plutôt que comme « sidatique » , le premier terme s’apparentant à l’habitant d’un pays plutôt que le second qui désigne celui qui est affublé d’une maladie. Désigner les protestants comme « L’Église Unie » alors que les catholiques les considèrent comme des « hérétiques ». Parler des cols bleus comme des « fiers à bras » ou parler des intellectuels comme des « pousseux de crayon » pour discréditer leur fonction sociale.

13. Contraste engageant

Pour faire en sorte qu’il accepte notre thèse, nous devons lui en présenter le contraire et lui laisser le choix, ayant pris soin de mettre en évidence l’aspect péjoratif de cette antithèse. L’adversaire, sous peine qu’on croit qu’il cultive l’art du paradoxe, ne pourra faire autrement que de se rallier à notre manière de penser.

Ex. : C’est comme quand on met du gris à côté du noir : on dirait du blanc ; alors que si on le met à côté du blanc, on dirait du noir.

14. Triomphe proclamé

Un tour pendable consiste, quand il a répondu à plusieurs questions sans que ces réponses soient allées dans le sens de la conclusion vers laquelle nous tendons, à déclarer qu’ainsi la déduction à laquelle on voulait aboutir est prouvée, bien qu’elle n’en résulte aucunement. Il faut le proclamer triomphalement.

L’interlocuteur se retrouvera complètement déstabilisé du fait que, ne trouvant aucun lien entre le discours et la conclusion, on laisse entendre qu’il n’est pas assez subtil pour l’avoir saisi. Il a donc le choix entre perdre la partie ou paraître lent d’esprit. Il y a toutes les chances qu’il choisisse d’être perdant pour faire croire qu’il a compris le lien bidon et sauvegarder sa réputation « d’intelligent ».

Ce stratagème fonctionne admirablement avec les timides et les lents d’esprits mais il peut générer la haine et la vengeance sournoise.

15. Se décoincer

Si nous avons posé une thèse paradoxale que nous avons du mal à démontrer, il faut présenter à l’adversaire n’importe quelle proposition exacte, mais d’une exactitude pas tout à fait évidente, afin qu’il l’accepte ou la rejette. S’il la rejette par méfiance, nous le confondons par l’absurde et triomphons ; mais s’il l’accepte c’est que nous avons tenu des propos raisonnables et nous pouvons ajuster notre tir en conséquence. Ou bien nous ajoutons le stratagème #14 et affirmons alors que notre paradoxe est démontré. Il faut pour cela être d’une extrême imprudence, mais il y a des gens qui pratiquent ceci très adroitement de façon instinctive.

16. Inciter à se commettre, à cohérence

Quand l’adversaire fait une affirmation, nous devons chercher à savoir si elle n’est pas d’une certaine façon, et ne serait-ce qu’en apparence, en contradiction avec quelque chose qu’il a dit ou admis auparavant, ou avec les principes d’une école ou d’une secte dont il a fait l’éloge, ou avec les actes des adeptes de cette secte, qu’il soient sincères ou non, ou avec ses propres faits et gestes. Ce stratagème est très facile à appliquer puisque, n’ayant pas eu l’opportunité de faire le « ménage » dans leurs idées reçues, la plupart des gens sont des paradoxes ambulants.

Ex. : S’il prend parti en faveur du suicide, lui demander aussitôt : « Pourquoi ne te suicide-tu donc pas? » Ou bien s’il dit que Montréal est une ville désagréable, s’écrier aussitôt : « Comment se fait-il que tu y habites? » etc.

17. Introduire une distinction

Si l’adversaire a une parade qui nous met dans l’embarras, nous pourrons souvent nous tirer d’affaire grâce à une distinction subtile à laquelle nous n’avions pas pensé auparavant — si tant est que l’objet du débat admette une double interprétation ou deux cas distincts.

18. Détourner la conversation

Si nous nous rendons compte que l’adversaire s’est emparé d’une argumentation qui va lui permettre de nous battre, nous devons l’empêcher de parvenir au bout de sa démonstration en interrompant à temps le cours de la discussion, en nous esquivant ou en détournant le débat vers d’autres propositions.

Ex. : Lorsque l’adversaire vous dit que vous avez tort, faites-lui remarquer que son lacet de soulier est détaché.

19. Généraliser

Si l’adversaire exige expressément que nous argumentions contre un certain aspect de son affirmation, et que nous n’ayons rien de valable à dire, il faut se lancer dans un débat général et la contrer.

Ex. : Si nous devons dire pourquoi une certaine hypothèse physique n’est pas fiable, nous parlerons du caractère fallacieux du savoir humain et l’illustrerons par toutes sortes d’exemples.

20. Conclure

Si nous lui avons demandé les prémisses et qu’il les a admises, il faut, non pas lui demander en plus la conclusion, mais la tirer nous-même ; et même s’il manque l’une ou l’autre des prémisses, nous la considérerons comme admise et tirerons la conclusion. Nous donnerons ainsi l’illusion à l’adversaire qu’il approuve de fait cette conclusion puisque ce sont ses prémisses qui la soutiennent.

21. À question stupide, réponse stupide

En cas d’argument spécieux ou sophistique de l’adversaire dont nous ne sommes pas dupes, nous pouvons certes le démolir en expliquant ce qu’il a d’insidieux et de fallacieux. Mais il est préférable de lui opposer un contre-argument aussi spécieux et sophistique afin de lui régler son compte. Car ce qui importe, ce n’est pas la vérité mais la victoire.

Ex. : Si l’adversaire avance un argument ad hominem il suffit de le désarmer par un contre-argument ad hominem ; et d’une manière générale, au lieu d’avoir à discuter longuement de la vraie nature des choses, il est plus rapide de donner une argumentation ad hominem quand l’occasion se présente.

22. Pétition de principe

S’il exige que nous concédions une chose d’où découlerait directement le problème débattu, il faut refuser en prétendant qu’il s’agit là d’une pétition de principe ; car lui et les témoins du débat auront tendance à considérer une proposition proche du problème comme identique à ce problème ; nous le privons ainsi de son meilleur argument.

23. Réfuter les exagérations

La contradiction et la querelle incitent parfois l’adversaire à exagérer notre affirmation. En le contredisant, nous pouvons donc le pousser à tirer une affirmation, éventuellement exacte dans les limites requises, au-delà de la vérité ; mais une fois que nous avons réfuté cette exagération, il semble également que nous ayons réfuté la thèse originelle.

À l’inverse, nous devons nous garder de nous laisser entraîner par la contradiction à exagérer ou à élargir le champ de notre thèse. Souvent aussi, l’adversaire lui-même essaiera directement de faire reculer les limites que nous avions fixées : il faut immédiatement y mettre un terme et le ramener aux limites de notre affirmation.

Ex. : « Voilà ce que j’ai dit, et rien de plus ».

24. Forcer la thèse

On force la thèse de l’adversaire en en tirant de fausses conclusions et en déformant les concepts, pour en faire sortir des propositions qui ne s’y trouvent pas et qui ne reflètent pas du tout l’opinion de l’adversaire car elles sont au contraire absurdes ou dangereuses. Comme il semble qu’il découle de sa thèse des propositions qui, soit se contredisent elles-mêmes, soit contredisent des vérités reconnues, ce stratagème passe pour une réfutation indirecte, une apagogie (démonstration par l’absurde).

25. Trouver une exception

Il faut faire une apagogie au moyen d’une instance. Si l’adversaire procède par l’induction, il requiert un grand nombre de cas pour poser sa thèse générale. Nous n’avons besoin que de poser un seul cas en contradiction avec la proposition pour que celle-ci soit renversée.

Ex. : La thèse « tous les ruminants ont des cornes » est réfutée par l’instance unique des chameaux.

26. Retourner son argument contre lui

Une technique brillante consiste à retourner son propre argument contre l’adversaire, quand l’argument qu’il veut utiliser à ses fins peut être encore meilleur si on le retourne contre lui.

Ex. : — C’est un enfant, il faut être indulgent avec lui.
— C’est justement parce que c’est un enfant qu’il faut le punir pour l’empêcher de prendre de mauvaises habitudes.

27. Empirer la colère de l’adversaire

Si un argument met inopinément l’adversaire en colère, il faut s’efforcer de pousser cet argument encore plus loin : non seulement parce qu’il est bon de le mettre en colère (voir le stratagème no. 8), mais parce qu’on peut supposer que l’on a touché le point faible de son raisonnement et qu’on peut sans doute l’attaquer encore davantage sur ce point qu’on ne l’avait d’abord pensé.

28. Ridiculiser d’autorité en tablant sur la naïveté de l’auditoire

Ce stratagème est surtout utilisable quand des savants se disputent devant des auditeurs ignorants. Il consiste à avancer une objection non valable mais dont le seul spécialiste reconnaît le manque de validité. Celui qui est le spécialiste, c’est l’adversaire, pas les auditeurs. À leurs yeux, c’est donc lui qui est battu, surtout si l’objection fait apparaître son affirmation sous un jour ridicule. Les gens sont toujours prêts à rire, et on a alors les rieurs de son côté. Pour démontrer la nullité de l’objection, il faudrait que l’adversaire fasse une longue démonstration et remonte aux principes scientifiques ou à d’autres faits, et il lui sera difficile de se faire entendre.

Ex. : L’adversaire dit : « Au cours de la formation des montagnes primitives, la masse à partir de laquelle le granit et tout le reste de ces montagnes s’est cristallisé était liquide à cause de la chaleur, donc fondu. La chaleur devait être d’environ 200˚Réaumur et la masse s’est cristallisée au dessous de la surface de la mer qui la recouvrait. » Nous avançons l’argument que : « à cette température, et même bien avant, vers 80˚, la mer se serait mise à bouillir depuis longtemps et se serait évaporée dans l’atmosphère. » Les auditeurs s’éclatent de rire. Pour nous battre, il lui faudrait démontrer que le point d’ébullition ne dépend pas seulement du degré de température mais tout autant de la pression de l’atmosphère et que celle-ci, dès que par exemple la moitié de la mer serait transformée en vapeur d’eau, elle aurait tellement augmenté qu’il n’y aurait plus d’ébullition, même à 200˚Réaumur. Mais il ne le fera pas car avec des non-physiciens, il y faudrait une véritable conférence.

29. Faire diversion (semblable à 18.)

Si on se rend compte que l’on va être battu, il faut faire une diversion, c’est-à-dire qu’on se met tout d’un coup à parler de tout autre chose comme si cela faisait partie du sujet débattu et était un argument contre l’adversaire. Cela se fait avec discrétion si la diversion a quelque rapport avec le thème discuté ; avec imprudence si elle ne concerne que l’adversaire et n’a rien à voir avec l’objet du débat.

Toute dispute entre des gens du commun montre à quel point ce stratagème est quasi instinctif. En effet, quand l’un fait des reproches personnels à l’autre, celui-ci ne répond pas en les réfutant mais en faisant à son tour des griefs personnels à son adversaire, laissant de côté ceux qu’on lui a faits et semblant donc reconnaître leur bien-fondé. Dans les querelles, une telle diversion ne vaut rien parce qu’on laisse tomber les reproches reçus et que les témoins apprennent tout le mal possible des deux parties en présence. On peut l’utiliser dans la controverse faute de mieux.

Ex. : — Tu as un grand nez!
— Moins grand que le tien!
— Tu pues!
— T’é fou!
— Toi aussi!
— Non, c’est toi!
Paf! Pif! Paf!

30. Mystifier

Au lieu de faire appel à la raison, il faut se servir d’autorités reconnues en la matière selon le degré des connaissances de l’adversaire. « Chacun préfère croire plutôt que juger » a dit Sénèque. On a donc beau jeu si l’on a de son côté une autorité respectée par l’adversaire. Cependant, il y aura pour lui d’autant plus d’autorités valables que ses connaissances et ses aptitudes sont limitées. Si celles-ci sont de tout premier ordre, il ne reconnaîtra que peu d’autorités ou même aucune. À la rigueur, il fera confiance aux gens spécialisés dans une science, un art ou un métier qu’il connaît peu ou pas du tout, et encore ne le fera-t-il qu’avec méfiance. En revanche, les gens du commun ont un profond respect pour les spécialistes en tout genre. Ils ignorent que la raison pour laquelle on fait profession d’une chose n’est pas l’amour de cette chose mais de ce qu’elle rapporte. Et que celui qui enseigne une chose la connaît rarement à fond car, s’il l’étudiait à fond, il ne lui resterait généralement pas de temps pour l’enseigner. Mais pour le profane, il y a beaucoup d’autorités dignes de respect. Donc si on n’en trouve pas d’adéquate, il faut en prendre une qui le soit en apparence et citer ce que quelqu’un a dit dans un autre sens ou dans des circonstances différentes. Ce sont les autorités auxquelles l’adversaire ne comprend pas un traître mot qui font généralement le plus d’effet. Les ignorants ont un respect particulier pour les figures de rhétorique grecques et latines.

On peut aussi en cas de nécessité, non seulement déformer mais carrément falsifier ce que disent les autorités, ou même inventer purement et simplement ; en général, l’adversaire n’a pas le livre sous la main et ne sait pas non plus s’en servir.

Ex. : Un curé français qui, pour ne pas être obligé de paver la rue devant sa maison, comme les autres citoyens, citait une formule biblique : paveant illi, ego non pavebo (Qu’ils tremblent, moi, je ne tremblerai pas). Ce qui convainquit le conseil municipal.

Il faut aussi utiliser en matière d’autorités les préjugés les plus répandus. Car la plupart des gens pensent avec Aristote : « Ce qui paraît juste à une multitude, nous disons que c’est vrai » (Éthique à Nicomaque) : il n’y a en effet aucune opinion, aussi absurde soit-elle, que les hommes n’aient pas rapidement adoptée dès qu’on a réussi à les persuader qu’elle était généralement acceptée. L’exemple agit sur leur pensée comme sur leurs actes. Ce sont des moutons qui suivent le bélier de tête, où qu’il les conduise : il leur est plus facile de mourir que de penser. Il est très étrange que l’universalité d’une opinion ait autant de poids pour eux puisqu’ils peuvent voir sur eux-mêmes qu’on adopte des opinions sans jugement et seulement en vertu de l’exemple. Mais ils ne le voient pas parce qu’ils sont dépourvus de toute connaissance d’eux-mêmes. Seule l’élite dit avec Platon : « à une multitude de gens, une multitude d’idées paraissent justes, c’est-à-dire le profane n’a que bêtises en tête, et si on voulait s’y arrêter, on aurait beaucoup à faire. Si on parle sérieusement, le caractère universel d’une opinion n’est ni une preuve ni même un critère de probabilité de son exactitude.

Ce que l’on appelle l’opinion commune est, à y bien regarder, l’opinion de deux ou trois personnes ; et nous pourrions nous en convaincre si seulement nous observions comment naît une telle opinion. Nous verrions alors que ce sont deux ou trois personnes qui l’ont admise ou avancée ou affirmée, et qu’on a eu la bienveillance de croire qu’elles l’avaient examinée à fond ; préjugeant de la compétence suffisante de celles-ci, quelques autres se sont mises également à adopter cette opinion ; à leur tour, un grand nombre de personnes se sont fiées à ces dernières, leur paresse les incitant à croire d’emblée les choses plutôt que de se donner le mal de les examiner. Ainsi s’est accru de jour en jour le nombre de ces adeptes paresseux et crédules ; car une fois que l’opinion eut pour elle un bon nombre de voix, les suivants ont pensé qu’elle n’avait pu les obtenir que grâce à la justesse de ses fondements. Les autres sont alors contraints de reconnaître ce qui était communément admis pour ne pas être considérés comme des esprits inquiets s’insurgeant contre des opinions universellement admises ou comme des impertinents se croyant plus malins que tout le monde. Adhérer devint alors un devoir. Désormais, le petit nombre de ceux qui sont capables de juger est obligé de se taire ; et ceux qui ont le droit de parler sont ceux qui sont absolument incapables de se forger une opinion et un jugement à eux, et qui ne sont donc que l’écho de l’opinion d’autrui. Ils en sont cependant des défenseurs d’autant plus ardents et plus intolérants. Car ce qu’ils détestent chez celui qui pense autrement, ce n’est pas tant l’opinion différente qu’il prône que l’outrecuidance qu’il y a à vouloir juger par soi-même — ce qu’ils ne font bien sûr jamais eux-mêmes, et dont ils ont conscience dans leur for intérieur. Bref, très peu de gens savent réfléchir, mais tous veulent avoir des opinions ; que leur reste-t-il d’autre que de les adopter telles que les autres les leur proposent au lieu de se les forger eux-mêmes? Puisqu’il en est ainsi, que vaut l’opinion de cent millions d’hommes? Autant que, par exemple, un fait historique attesté par cent historiens quand on prouve ensuite qu’ils ont tous copié les uns sur les autres et qu’il apparaît ainsi que tout repose sur les dires d’une seule personne.

Néanmoins, on peut, quand on se querelle avec des gens du commun, utiliser l’opinion universelle comme autorité.

D’une manière générale, on constatera que quand deux esprits ordinaires se querellent, ce sont des personnalités faisant autorité qu’ils choisissent l’un et l’autre comme armes, et dont ils se servent pour se taper dessus. Si une tête mieux faite a affaire à quelqu’un de ce genre, le mieux est qu’il accepte de recourir lui aussi à cette arme, en la choisissant en fonction des faiblesses de son adversaire. Car, comparée à l’arme des raisons, celle-ci est, par hypothèse, un Siegfried blindé, plongé dans les flots de l’incapacité de penser et juger.

Au tribunal, on ne se bat en fait que par autorités interposées, à savoir, l’autorité bien établie des lois : la tâche du pouvoir judiciaire est de découvrir la loi, c’est-à-dire l’autorité applicable dans le cas en question. Mais la dialectique a suffisamment de champ d’action car, si c’est nécessaire, le cas traité et une loi, qui ne vont en réalité pas ensemble, peuvent être déformés jusqu’à ce qu’on les juge concordants ; ou l’inverse.

31. Se déclarer incompétent

Si on ne sait pas quoi opposer aux raisons exposées par l’adversaire, il faut, avec une subtile ironie, se déclarer incompétent. De cette façon, on insinue, face aux auditeurs qui vous apprécient, que ce sont des inepties.

Ex. : « Ce que vous dîtes-là dépasse mes faibles facultés de compréhension ; c’est peut-être tout à fait exact, mais je n’arrive pas à comprendre et je renonce à tout jugement. » C’est ainsi qu’à la parution de la Critique de la raison pure, ou plutôt dès qu’elle commença à faire sensation, de nombreux professeurs de la vieille école éclectique déclarèrent : « nous n’y comprenons rien », croyant par là lui avoir réglé son compte. Mais quand certains adeptes de la nouvelle école leur prouvèrent qu’ils avaient raison, et qu’ils n’y comprenaient vraiment rien, cela les mit de très mauvaise humeur.

Il ne faut utiliser ce stratagème que quand on est sûr auprès des auditeurs d’une considération nettement supérieure à celle dont jouit l’adversaire.

Ex. : Quand un professeur s’oppose à un étudiant.

À vrai dire, cette méthode fait partie du stratagème précédent et consiste, de façon très malicieuse, à mettre sa propre autorité en avant au lieu de fournir des raisons valables.

La contre-attaque est alors de dire : « Permettez, mais vu votre grande capacité de pénétration, il doit vous être facile de comprendre ; tout cela est dû à la mauvaise qualité de mon exposé », et de lui ressasser tellement la chose qu’il est bien obligé, bon gré mal gré, de la comprendre, et qu’il devient clair qu’il n’y comprenait effectivement rien auparavant. Ainsi on a rétorqué. Il voulait insinuer que nous disions des « bêtises » nous avons prouvé sa « sottise ». Tout cela avec la plus parfaite des politesses.

32. Faire une association dégradante

Nous pouvons rapidement éliminer ou du moins rendre suspecte une affirmation de l’adversaire opposée à la nôtre en la rangeant dans une catégorie exécrable, pour peu qu’elle s’y rattache par similitude ou même très vaguement.

Ex. : C’est du communisme, c’est de l’athéisme, c’est de la tyrannie, c’est du banditisme etc.

Cette affirmation suppose deux choses :

a) Que l’affirmation en question, « c’est bien connu »,  est réellement identique à cette catégorie, ou au moins contenue en elle.
b) Que cette catégorie est déjà totalement réfutée et ne peut contenir un seul mot de vrai.

33. Opposer théorie et pratique

« C’est peut-être vrai en théorie, mais en pratique c’est faux. » Cette affirmation pose une impossibilité : ce qui est juste en théorie doit aussi l’être en pratique ; si ce n’est pas le cas, c’est qu’il y a une erreur dans la théorie ; par conséquent, c’est également faux en théorie

34. Insister sur le point qu’il détourne

Si un adversaire ne donne pas une réponse directe à une question ou à un argument, mais se dérobe au moyen d’une autre question ou d’une réponse indirecte, ou même essaie de détourner le débat, c’est la preuve évidente que nous avons touché un point faible de sa part (parfois sans le savoir) : c’est une façon relative de se taire. Il faut donc insister sur le point où nous avons mis le doigt et ne pas laisser l’adversaire tranquille, même lorsque nous ne voyons pas encore en quoi consiste au juste la faiblesse que nous avons décelée.

35. Faire voir qu’il se tire dans le pied

Si l’on peut faire sentir à l’adversaire que son opinion, si elle était valable, causerait un tort considérable à ses intérêts, il la laissera tomber aussi vite qu’un fer rouge dont il se serait imprudemment emparé.

Ex. : Un ecclésiastique soutient un dogme philosophique. Il faut lui faire remarquer que celui-ci est en contradiction directe avec un dogme fondamental de son Église.

En général, une once de volonté et de conviction pèse plus lourd qu’un quintal d’intelligence et de raisonnement. Ce qui nous est défavorable paraît généralement absurde à l’intellect. Ce stratagème pourrait s’intituler « attaquer l’arbre par la racine ».

36. Étourdir par la parole

Déconcerter, stupéfier l’adversaire par un flot insensé de paroles.

Ex. : Débiter d’un air très sérieux des bêtises qui ont un air savant et profond.

En contrepartie, celui qui ne s’y laisse pas prendre pourra puiser dans ce flot de paroles les confusions et les dénoncer en démontrant en quoi ces arguments sont hors contextes et incohérents.

37. Réfuter en dénonçant la preuve

(Ce stratagème devrait être l’un des premiers). Si l’adversaire a raison et qu’il choisit une mauvaise preuve, il nous est facile de réfuter cette preuve, et nous prétendons alors que c’est là une réfutation de l’ensemble. Si aucune preuve plus exacte ne lui vient à l’esprit, nous avons gagné.

Ex. : Par exemple, contrer quelqu’un qui, pour prouver l’existence de Dieu, avance la preuve ontologique qui est parfaitement réfutable. C’est le moyen par lequel de mauvais avocats perdent une juste cause : ils veulent la justifier par une loi qui n’est pas adéquate, alors que la loi adéquate ne leur vient pas à l’esprit.

38. Ultime stratagème : injurier

Si l’on s’aperçoit que l’adversaire est supérieur et que l’on ne va pas gagner, il faut tenir des propos désobligeants, blessants et grossiers. Être désobligeant, cela consiste à quitter l’objet de la querelle (puisqu’on a perdu la partie) pour passer à l’adversaire, et à l’attaquer d’une manière ou d’une autre dans ce qu’il est. Mais quand on passe aux attaques personnelles, on délaisse complètement l’objet et on dirige ses attaques sur la personne de l’adversaire. On devient donc vexant, méchant, blessant, grossier. C’est un appel des facultés de l’esprit à celles du corps ou à l’animalité. Ce stratagème est très apprécié car chacun est capable de l’appliquer, et il est donc souvent utilisé.

La question est de savoir maintenant quelle parade peut être utilisée par l’adversaire. Car s’il procède de la même façon, on débouche sur une bagarre, un duel ou un procès en diffamation.

Ce serait une grave erreur de penser qu’il suffit de ne pas être soi-même désobligeant. Car en démontrant tranquillement à quelqu’un qu’il a tort et que par voie de conséquence il juge et pense de travers, ce qui est le cas dans toute victoire dialectique, on l’ulcère encore plus que par des paroles grossières et blessantes. Pourquoi? Parce que, comme dit Hobbes, « Toute volupté de l’esprit, toute bonne humeur vient de ce qu’on a des gens en comparaison desquels on puisse avoir une haute estime de soi-même. » Rien n’égale pour l’homme le fait de satisfaire sa vanité, et aucune blessure n’est plus douloureuse que de la voir blessée. Cette satisfaction de la vanité naît principalement du fait que l’on se compare aux autres, à tout point de vue, mais surtout au point de vue des facultés intellectuelles. C’est justement ce qui se passe effectivement et très violemment dans toute controverse. D’où la colère du vaincu, sans qu’on lui ait fait tort, d’où son recours à ce dernier expédient, à ce dernier stratagème auquel il n’est pas possible d’échapper en restant soi-même poli.

Toutefois, un grand sang froid peut être là aussi salutaire : il faut alors, dès que l’adversaire passe aux attaques personnelles, répondre tranquillement que cela n’a rien à voir avec l’objet du débat, y revenir immédiatement et continuer de lui prouver qu’il a tort sans prêter attention à ses propos blessants, donc en quelque sorte, comme le dit Thémistocle à Eurybiade : « Frappe, mais écoute ». Mais ce n’est pas donné à tout le monde.

La seule parade sûre est donc celle qu’Aristote a indiqué dans le dernier chapitre des Topiques : ne pas débattre avec le premier venu, mais uniquement avec les gens que l’on connaît et dont on sait qu’ils sont suffisamment raisonnables pour ne pas débiter des absurdités et se couvrir de ridicule. Et dans le but de s’appuyer sur des arguments fondés et non sur des sentences sans appel ; et pour écouter les raisons de l’autre et s’y rendre ; des gens dont on sait enfin qu’ils font grand cas de la vérité, qu’ils aiment entendre de bonnes raisons, même de la bouche de leur adversaire, et qu’ils ont suffisamment le sens de l’équité pour pouvoir supporter d’avoir tort quand la vérité est dans l’autre camp. Il en résulte que, sur cent personnes, il s’en trouve à peine une qui soit digne qu’on discute avec elle. Quant aux autres, qu’on les laisse dire ce qu’elles veulent car c’est un droit des gens que d’extravaguer, et que l’on songe aux paroles de Voltaire : « La paix vaut encore mieux que la vérité ».

Toutefois, en tant que joute de deux esprits, la controverse est souvent bénéfique aux deux parties car elle leur permet de rectifier leurs propres idées et de se faire aussi de nouvelles opinions. Seulement il faut que les deux adversaires soient à peu près du même niveau en savoir et en intelligence. Si le savoir manque à l’un, il ne comprend pas tout et n’est pas au niveau. Si c’est l’intelligence qui lui manque, l’irritation qu’il en concevra l’incitera à recourir à la mauvaise foi, à la ruse et à la grossièreté.

Posted in 19. Livres | 76 Comments

Quelques clés du bonheur et de la réussite

La vie ne vous donnera que ce vous lui demandez. Si vous lui demandez 10€, c’est ce que vous obtiendrez, si vous voulez vivre dans la joie et la réussite, c’est ce qui vous arrivera (en vous en donnant les moyens).

1) Savoir essuyer les refus. Y a-t-il un mot plus douloureux que « non »? Dans la vente par exemple, pour multiplier votre CA, il faut savoir réagir devant les refus, ne plus laisser la peur du refus vous empêcher d’agir. Les meilleurs vendeurs sont ceux qui essuient le plus de refus. Ceux qui savent encaisser un « non » et s’en servir comme d’un tremplin pour aller jusqu’au prochain « oui ».

Que feriez-vous si vous étiez sûr de ne pas pouvoir échouer? Cela changerait-il votre comportement?

Pour réussir, vous devez apprendre à supporter le refus, à enlever au refus son pouvoir sur vous. Ne pas renoncer, s’entendre dire « non » un millier de fois et aller frapper à la mille et unième porte.

Combien de « non » pouvez-vous supporter ? Combien de fois avez-vous eu envie de parler à quelqu’un qui vous plaisait et ne l’avez-vous pas fait de peur d’entendre le mot « non »? Réfléchissez aux limites que vous vous créez simplement parce que vous craignez un mot. Son pouvoir vient de ce que vous lui permettez de représenter pour vous. Que produisent des pensées limitées? Des vies limitées.

Il n’y a pas de véritable succès sans refus, plus vous essuyez de refus plus cela vaut, plus vous en apprenez plus vous approchez de ce que vous voulez obtenir. La prochaine fois que quelqu’un vous refusera quelque chose, tapez-lui sur l’épaule. Cela changera sa physiologie. Transformez les « non » en accolades. Quand vous saurez affronter les refus, vous aurez appris à obtenir tout ce que vous voulez.

2) Ne jamais se laisser aller à la complaisance. La sensation de bien-être peut-être l’une des plus désastreuses que nous puissions expérimenter. Qu’arrive-t-il quand on se sent trop bien? On arrête de se développer, de travailler, de créer de la VA. « N’oubliez jamais qu’un fruit vert est en train de mûrir, un fruit mûr en train de pourrir. »

3) Apprenez à vous juger d’après vos objectifs et non d’après ce que semblent faire ceux qui vous entourent. Vous réussissez mieux que vos amis? Cela veut peut-être simplement dire que vos amis ne réussissent pas très bien. Vous trouverez toujours chez les autres de quoi justifier vos actes, quels qu’ils soient.

Vous ne devriez pas vous occuper de Pierre, Paul ou Jacques. Occupez-vous de ce que vous êtes capable de faire. Occupez-vous de ce que vous créez et de ce que vous voulez réaliser. Vous trouverez toujours des gens qui ont plus que vous et d’autres moins. Tout cela ne compte pas. Vous devez vous juger vous-même selon vos objectifs et uniquement selon eux.

Une autre façon d’éviter la complaisance : tenez-vous à l’écart des bavardages autour d’un verre. De ces discussions où est exposée comme dans une foire la vie des autres (travail, sexualité, problèmes financiers). Ces discussions empoisonnent votre cerveau en vous faisant fixer votre attention sur ce que font les autres et sur leur vie privée et non sur ce que vous pouvez faire pour rehausser la valeur de ce que vous vivez. Ceux qui bavardent ainsi essaient simplement de se distraire de l’ennui provoqué par leur incapacité à produire dans leur vie les résultats qu’ils désirent. Ce que nous proposons au monde nous revient comme un boomerang, tenez-vous donc à l’écart du côté minable de la vie.

Si vous voulez être complaisant et médiocre, passez votre temps à échanger des ragots, à parler de qui couche avec qui. Si vous voulez faire la différence, lancez-vous des défis, mettez-vous à l’épreuve, faites de votre vie quelque chose de spécial.

4) Donnez toujours plus que ce que vous voulez recevoir. « Commencer par donner et continuer à donner, voilà le secret de toute relation ». Ne vous arrêtez pas de donner pour attendre de recevoir. Quand on commence à compter les points, c’est que la partie est finie. Dès que vous vous dites « j’ai donné, c’est le tour de l’autre », le jeu est terminé, l’autre est parti.

Posted in 04. L'état d'esprit | 935 Comments

Ce que veulent les femmes

La barbe :
- rasage complet pour 52% des femmes
- barbe de trois jours pour 44%
- 59% des femmes de moins de 25 ans aiment bien un peu de barbe

Les poils sur le corps :
- 44% des femmes préfèrent l’homme imberbe ou presque
- 63% des moins de 25 ans le préfèrent imberbe
- 49% des femmes optent pour une pilosité réservée à certaines parties du corps (torse)
- sur le dos à proscrire (5% seulement d’adeptes du grizzli)

Les cheveux :
- les femmes préfèrent les cheveux courts (81%) et sans gel (78%)
- les femmes de 25/34 ans sont plus tolérantes avec le gel (38%) et la boule à Z (20% contre 11% des femmes totales)
- 8% seulement d’accros aux cheveux longs
- pas de coloration, 99% préfèrent les cheveux naturels et autorisent les cheveux blancs
- 11% d’adeptes pour la calvitie

La taille idéale d’un homme se situe :
- moins de 170cm (3%)
- 1m70 (16%)
- 1m75 (29%)
- 1m80 (32%)
- 1m85 (14%)
- 1m90 (5%)
- Plus de 1m90 (1%)

Musculature :
- 83% préfèrent une musculature naturelle et non envahissante (plutôt musclé)
- 3% seulement kiffent les bodybuildés (très musclé)
- Pas du tout musclés 3%
- Plutôt pas musclé 10%
- 51% des femmes vous demandent de surveiller votre ligne contre 48% qui acceptent qu’on grossisse.
- les poignées d’amour sont acceptables à 33%

La peau :
- 63% ne pardonnent pas l’auto-bronzant
- 89% des femmes sont sensibles à douceur de la peau (crème)
- 93% à l’odeur (parfum)
- les rides sont acceptable à 36%
- 25% d’adeptes pour les cicatrices

Les grandes oreilles et le grand nez sont rarement pardonnés.

Les parties du corps qu’elles préfèrent :
- 53% le visage
- 36% le torse
- 36% les femmes
- 20% les mains
- 11% les abdos
- 13% les yeux
- 11% les épaules
- 6% le dos
- 4% les jambes
- 3% la bouche, le sourire
- 3% le guigui

Il utilise les produits de beautés féminins :
- 6% aiment
- 39% sont agacées
- 55% s’en foutent

Il fait des UV ou met de l’auto-bronzant :
- 3% aiment
- 63% agacées
- 34% indifférentes

Sources : GQ et l’institut TNS Soffres

Posted in 12. Les complexes | 1 947 Comments

Mastering Your Hidden Self – Serge Kahili King

Citation : « un homme n’est que le produit de ses pensées. Ce qu’il pense, il le devient. » Gandhi

L’assurance est séduisante, cela n’est plus à prouver : elle gagne l’admiration de vos collègues, potes et l’attention des nanas. Sans assurance, aucune technique de séduction n’est efficace.

Or, la plupart des mecs ont des soucis à niveau-là : enfance difficile, physique injouable, finances à sec, job pourri, vieille bagnole, calvitie, transpiration, etc. Cela dit, il y a des bodybuildés qui sont incapables des regarder une nana dans les yeux ou de parler en public à cause d’une mère castratrice (ou d’une ex).

Dans Mastering Your Hidden Self (Maîtrisez-vous de l’intérieur ou Maîtrisez votre moi intérieur), l’auteur propose de lutter contre ces poisons. King nous informe que nous ne sommes pas les victimes impuissantes de notre esprit. C’est nous qui contrôle notre esprit et nos émotions. Nous contrôlons nos perceptions, nos sentiments et notre vision des choses. King présente à partir d’une méthode antique une méthode concrète permettant de reprogrammer notre esprit afin de pouvoir avancer dans la vie avec assurance, énergie et puissance!

La philosophie Huna (7 grands principes)

« L’idée la plus fondamentale de la philosophie Huna est que nous créons tous, notre propre expérience personnelle de la réalité. Et ce, par notre croyances, nos interprétations, nos actions et réactions, nos pensées et nos sentiments. » Notre potentiel créatif est sans limite : « Vous pouvez créer, sous une forme ou une autre, tout ce que vous pouvez concevoir. » Il est donc capital de remplacer les pensées négatives fondées sur des râteaux passés par des croyances illimitées concernant le présent et le futur. »

1) Le monde est tel qu’on le croit. Changez votre mode de pensée, vous changerez votre monde.

2) Il n’y a aucune vraie limite. Les seules qui existent sont placées arbitrairement par la conscience limitée.

3) L’énergie suit l’attention. Si une fille vous rejette, ne vous gâchez pas le reste de la journée en ressassant cet échec.

4) Le pouvoir, c’est maintenant. Faites-le dès maintenant!

5) Aimer, c’est trouver le bonheur en soi-même. L’amour fait exister les gens.

6) Le pouvoir vient de l’intérieur. Ne rejetez plus vos échecs sur vos amis, vos parents, votre job ou la société.

7) La vérité, c’est l’efficacité. Il existe plusieurs formes de vérité, faites ce qui vous est bénéfique.

Effets nuisibles d’un esprit négatif

Stress. Tension physique. Prenez conscience des pensées négatives dès qu’elles surgissent et transformez-les consciemment en leur contraire.

L’esprit subconscient

Le subconscient (ku) ne connaît pas le vide. Les habitudes mentales et physiques sont des réactions acquises que votre mémoire subconsciente a enregistrées et qui sont activées par différents stimuli. Le subconscient ne va jamais à l’encontre de ce qu’il estime être vos intérêt, or parfois, il a une vision erronée de ce qui vous est bénéfique.

Donnez un nom à votre subconscient et parlez-lui comme à un ami!

La liberté émotionnelle

Posez-vous la question, d’où vient cette émotion? Pourquoi est-ce que je la ressens maintenant? L’analyse tend à canaliser l’énergie de l’émotion dans le processus conscient de la réflexion ». King.

Pour changer le mode de réflexion de votre subconscient, vous devez garder, consciemment, le nouveau mode en tête jusqu’à ce que le subconscient l’ait adopté. Voilà pourquoi les affirmations, même les plus tartes, peuvent influer positivement sur votre succès auprès des femmes.

L’esprit conscient

On peut décider de la façon dont nous allons réagir à notre expérience de la vie, à ce que nous allons faire dorénavant pour nous modifier nous-même ou pour modifier la situation.

La détermination : fait de braquer constamment et consciemment notre attention et notre conscience sur une fin permettant d’atteindre un objectif. Il faut renouveler constamment les décisions ou les choix effectués pour atteindre cette fin en dépit des obstacles et des difficultés.

Un individu déterminé n’abandonne pas, il essaie différentes techniques jusqu’à trouver celle qui fonctionne, même s’il doit pour cela, changer de personnalité.

Le fort s’accroche, le faible lâche prise. L’échec est une chose, c’est l’abandon qui n’est pas acceptable.

Buts et objectifs

Un objectif donnera du sens à votre existence toute entière.
Un but ne sert qu’à mesurer votre progression.

Contrairement au but, l’objectif ne s’atteint pas, il s’effectue. Sans objectif, un but est dénué de sens. Alors qu’un objectif peut en conférer à n’importe quel but.

King nous offre une myriade d’outils pour nous améliorer aux plans mental et émotionnel. Utilisez votre esprit pour progresser dans la vie et vous développerez cette assurance qui est une composante absolument essentielle de la séduction.

Pour citer King pour finir : « Cherchez toujours le positif » et si vous ne le trouvez pas « débrouillez-vous pour l’incorporer ».

Posted in 19. Livres | 1 788 Comments

Checklist pour le physique

Tous les conseils ne conviennent pas à tout le monde. Les changements qui vous « perturbent » vous seront plus profitables.

Une nouvelle coupe : Feuilletez les revues pour hommes et trouvez une photo d’une coupe qui vous plaise. Renseignez-vous auprès de votre coiffeur pour l’entretien.

Les lunettes : Mettez des lentilles ou faites-vous opérer au laser. Si les lunettes font partie de votre style, optez pour un modèle de créateur.

Le bronzage : Les UV, un spray, une crème etc.

Manucure et pédicure : Vous passerez pour un homme soigné, et comprenez que si une femme remarque ces petits détails chez vous, c’est parce qu’elle est très attentive chez elle.

Les poils : Au revoir les poils dans les narines, entre les sourcils, dans les oreilles et la nuque. Au pire, tondeuse ou rasoir.

Problèmes de peau : Achetez les produits adéquats ou voyez un dermato.

Les dents : Blanchissez-les ou en tout cas éliminez les taches! Prenez un RDV chez le dentiste si ça fait longtemps!

Haleine : fil dentaire, gratte-langue, chewing-gums ou cachous.

Les accessoires : Achetez-vous un collier, bracelet, bague etc. Évitez ce qui paraît trop commun ou produit en série.Cf. La théorie du Paon. Ex : fausses boucles d’oreilles ou piercing.

Soulevez de la fonte : Réduisez les graisses et créez du muscle.

Mangez mieux : Surveillez vos apports caloriques et mangez des fruits et légumes frais ainsi que des protéines maigres. Au pire, voyez un nutritionniste.

Faites le tri : Parmi votre fringues, jetez ce qui est trop large, trop fatigué, bref tout ce qui ne vous met en valeur. Donnez à des œuvres de charité par exemple.

Odeurs : N’oubliez pas le déo, en particulier pour les aisselles. Et un parfum que vous aurez sélectionné avec une nana, par exemple (idée de sortie originale).

Préservatifs : Achetez-en, ça aide vachement de se sentir prêt.

Maquillage pour homme : Option (baume à lèvre, eye-liner, fond de teint…)

Si après tout ça il vous reste un problème : tache disgracieuse, prénom tatoué sur le corps, etc. C’est le moment de vous y attaquer! Cherchez une solution sur le nez ou consultez un spécialiste.

NB : N’oubliez pas qu’on n’est pas des meufs. Être beau ne nous fera pas baiser à foison! Il faut travailler l’attitude (attitude 80%, physique 20%)! A bon entendeur, kiss kiss.

Posted in 11. Le style | 1 623 Comments

Etude du langage corporel de Ian Somerhalder dans The Vampire Diaries (S3)

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3×01 : On voit qu’il est désinvolte et provocateur. Un peu fou et exhibitionniste et pervers aussi. Il est un brin aguicheur. Il a un bon humour provocateur, qui montre qu’il est un homme fort.

3×02 : Il soigne ses entrées, il taquin et farceur. Il garde sa fierté et son humour même dans les pires circonstances. Il est tactile. Il ne se laisse pas embobiner par les filles, c’est lui qui mène la danse.

3×03 : Il donne des petits surnoms. Il prend des positions confortables. Il est un peu sans-gêne. Il ne se montre pas affecté par les provocations. Il est entreprenant et a assez de confiance pour jouer de son charme. Il utilise un ton autoritaire.

3×04 : Démarche avec les bras écartés en marchant un peu, comme par des pectoraux massifs. Bras ballants. Il s’assoit les jambes et bras écartés, ouverts, en occupant l’espace. Démarche assurée, se tient droit. Réponse à une proposition : « pourquoi pas? »

3×05 : Il aime mélanger tendresse et violence, en amour : ça lui donne un côté sauvage. Il remonte ses manches un peu plus bas que les coudes. Il met un pied sur un banc et s’appuie les deux bras sur son genou. Il sait se faire respecter. Il se balance un peu quand il marche.

3×06 : Il donne des surnoms « Barbie ».  Il adore répondre peu sérieuse à une question sérieuse, ou gênante. Il est taquin, prend du recul sur les choses et les tourne en dérision. Il est fort physiquement, mentalement, il est en forme. Il utilise le langage soutenu ou les expressions désuées pour faire de l’humour discret. Il est tactile, sensuel et joueur.  Il fait des petits commentaires, sarcasmes. Il prend les décisions importantes seules, et s’en fout de ce que pensent les autres… tant pis. La scène de séduction avec Rebekha est intéressante « Miam » : symétrie dans leurs BL, se lèche les doigts, taquine, sexualise.

3×07 : « C’est un coup bas ». « Blondinette ». Il met sa bague sur le doigt du milieu « l’indécence ». L’intonation de ses mots est intéressante, sa manière de parler en général. « Fais la queue ».

3×08 : Il est farceur. Fais des mouvements assurés, comme s’ils ne lui demandaient aucun effort. Aime bien mordre le cou (sensuel).  « Je suis presque sûr que je suis trop habillé ». « J’improvise mais j’assure ». « Salut + prénom, pour moi, ton meilleur whisky ». Fait des jeux d’alcool. Joue le rôle du petit démon sur l’épaule des gens, essaie de leur faire faire des choses comme boire, etc : il représente la tentation. 31:40 : danse. Petite pichenette sous le menton. Il aime pas qu’un dominant mette son emprise sur lui, mais sait ferme sa gueule quand il faut, il grimace juste un peu. Il donne des points.  Il prend des positions confortables. Provocateur.

3×09 : Il est endurci. Un homme fort qui ne se laisse pas impressionner pour rien.

3×10 : « Je peux tout boire, mais quelqu’un finira nu ». Il est optimiste et relativise les problèmes. « Quel est mon côté le plus séduisant » => sait profiter des occasions pour leur faire dire ou faire ou mettre en valeur des compliments implicites. Il est protecteur. Pratique l’auto-dérision. Les couleurs sombres qu’il portent amplifie le côté dominant. « Cul sec ». « Modjo » => emploie des expressions cool.  « Tu dévies, ça ne marchera pas, c’est moi qui ai inventé cette technique ». Il sourit quand il provoque. Parle avec les mains. Il sait se comporter comme un père. Il embrasse bien, avec les mains, alterne douceur et intensité. Il ose.

3×11 : Il a un beau corps. Il porte des chaussures à petits talons pour être un peu plus grand (175 => 177cm) (dominance). Il utilise l’humour arrogant. Souffle le chaud et le froid. Il est « cool » en toutes circonstances.

3×12 : « blablabla ». Réalise toujours des entrées contextuelles. Il ose faire des propositions indécentes. Il mets les pieds dans le plat volontairement pour se venger. Il utilise aussi les mains pour communiquer. Il a de l’expérience avec les femmes. On le taquine => « Hahaha » (ironie). Il s’assoit de manière très confortable en allongeant ses pieds. Il fait le malin.

3×13 : Il marche en se balançant comme Chuck Bass ou Jack Sparrow. Attitude nonchalante de dominant. Il affiche un plus grand confiance qu’il n’en a. Boit et faire « cheers » d’une façon sensuelle.

3×14 : Sexualise. S’affirme. Danse. Fait des compliments incomplets, qui appellent la fille à vouloir se valider plus. « T’es pas moche non plus ». Il assume d’être un peu fou, d’ailleurs cela l’aide dans la vie. Fait l’amour de manière sauvage, le cou est un endroit sensuel.

3×15 : Fait le mec « On dirait que tu viens de tuer un bébé panda ». Ne montre pas ses émotions, s’efforce d’être agréable, optimiste, de bonne compagnie. « J’y peux rien si elle est jalouse ». Voit le bon côté des choses. « Tic toc ». « Yep ». « Surenchérit ». « Joue à pile ou face comme dans ToyBoy. « Tu peux parler ». Quand il boit, il regarde dans les yeux. « Je suis plus doué en badboy ».

3×16 : Il se donne une image un peu « dangereuse ». Imprévisible. Il prend des positions confortable en s’appuyant contre le mur. « Pas besoin d’excuse, si tu veux plus de sexe, il suffit de demander ». Il a un côté libertin assumé. Il n’est pas influençable. Il a des hobbies (fléchettes). Il est un peu macho. Il est tactile. Il n’aime pas les moralisateurs. Il ne se démonte jamais. Il aborde dans la rue avec un compliment, il s’en balek.

3×17 : Il est un prédateur (vampire), comme le dragueur de base. Il utilise les clichés pour faire de l’humour. Il s’en balek d’avoir du tact ou pas, il dit les choses simplement.  Il est toujours entouré de belles femmes, ça fait monter sa valeur. Il utilise le push-pull « on t’as déjà dit que tu étais sexy quand tu faisais la gueule? » Il effleure l’air de rien les hanches, parce qu’il est sûr de son pouvoir de séduction. Il danse. Il représente la tentation. Il choisit bien le vocabulaire qu’il emploie.

3×18 : Il fait genre que les filles veulent le séduire, même quand c’est le contraire. On apprécie son look simple, chemise mise sur le jean, chaussures en cuir noir : simple&efficace. Il assume son côté pervers, avec humour.

3×19 : Il est loin d’être parfait, il a aussi de mauvais côté : impulsif, colérique, psychopathe, pâle et agaçant. Quand il marche, il a un bon BL, exemple : il rapproche ses omoplates. « Je sais que je t’obsède ». Il a une réputation de bête de sexe. Je l’ai déjà dit mais il kiffe donner des surnoms. On peut également observer sa façon de porter des objets. Quand il fait une blague, il s’en balek d’attendre une réponse, c’est comme s’il la faisait pour lui. Il n’hésite pas à tripoter la main (kino). « Je ne veux pas vivre selon les attentes des autres ». Il assume son intérêt. Quand il embrasse, il embrase : il ne se contente pas de la bouche… cou, haut de poitrine. Il a une réputation de libertin.

3×20 : Il soigne ses entrées, et ses sorties, il est très théâtral. « Oh c’est un peu drôle quand même ». Il fait un geste des doigts ou de la tête pour appeler quelqu’un. Il est marrant dans sa façon d’être faussement indigné. Il se défend d’être gnangnan, il se fait une réputation d’homme fort et dur, tel un cœur de pierre que les filles auront envie d’attendrir.

3×21 : « Tête de mule ». Il garde sa fierté même quand une fille le rejette.

3×22 : Il ne donne d’importance qu’aux choses qui en ont. Il fait comme s’il avait une main de fer dans un gant de velours. Il n’utilise pas que des surnoms mais aussi des diminutifs. « Boucle d’or, Bex ». Tourne en dérision les choses graves comme s’il n’avait pas peur. Il sait faire des patterns.

Il serait intéressant d’étudier également sa façon de parler en français. Même s’il ne s’agirait que d’une traduction et que ce serait moins que l’original…

EDIT : à la réflexion, les voix sont pourries en VF.

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Entraînement vocal

Le but est d’éliminer les défauts d’élocution et d’acquérir une belle voix puissante, pleine d’autorité.

Qu’est-ce qui distingue un bon orateur d’un mauvais? C’est le souffle et la posture.

Le souffle : Inspirez à fond avant de prendre la parole et votre voix s’en trouvera plus puissante. Si la poitrine se gonfle ce n’est pas bon, c’est le diaphragme qui doit entrer en jeu.

La posture : Une mauvaise posture peut vous gêner au niveau du diaphragme, perturber votre respiration et limiter votre puissance vocale. Le torse doit donc être bien droit quand on parle. Le piège ici est de trop de raidir : il faut garder une posture confortable.

Votre voix est trop basse ou trop douce?
Vous devez vous faire entendre sans crier. Essayer de vous enregistrer en vous éloignant du micro de trois mètres. Étudiez les résultats pour progresser.

Trop de débit?
Vous risquez de passer pour un grand stressé incompréhensible. Au contraire, il faut chercher à avoir une voix calme et posée, signe d’autorité. Essayer de vous enregistrer au magnéto en disant une longue phrase sans ralentir ni reprendre votre souffle. Ensuite, refaites-le super lentement. Essayez de calibrer pour parler normalement et insérez ensuite des pauses entre les mots. Soignez l’articulation. Soignez votre posture face à un miroir.

Pollution verbale?
Éliminez toutes les marques d’hésitation « euh » et les formules creuses « tu vois, genre, bref ». Elles véhiculent de l’insécurité. On peut en fait s »interrompre deux secondes sans perdre l’attention de celui ou celle qui nous écoute. Faites comme si vos paroles étaient toujours cohérentes même si ce n’est pas le cas. La façon de dire les choses importe plus que ce que vous dites. Essayer d’établir une liste de vos polluants sonores et éliminez-le.

Voix monocorde?
Votre voix doit être dynamique et entraîner le public dans un monde imaginaire. Allumez-la télé, trouvez un modèle qui a une voix captivante, étudiez l’énergie qu’il y met, son côté chaleureux, proche du public. Faites varier le volume, le ton, le débit, le rythme et le timbre. Faites ressortir certains mots et faites des pauses (à des moments inattendus c’est cool). Raccourcissez ou allongez certains mots, changez votre voix, prenez un accent, amusez-vous.

Vos affirmations ressemblent à des questions?
Votre intonation ne doit pas monter à la fin des phrases déclaratives. Vous passeriez pour quelqu’un d’hésitant. Quand on est sûr de soi et persuasif, on termine chaque phrase et la discussion de façon conclusive. Votre interlocuteur(trice) doit comprendre que vous savez de quoi vous parlez, que vous pensez ce que vous dites.

Surveillez votre posture, votre respiration et votre discours : reprenez-vous au moindre relâchement.

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Soyez tactile!

La séduction doit passer par les cinq sens :
- goût (par exemple quand on embrasse)
- odorat (odeur corporelle, phéromones, parfum, haleine)
- audition (la voix, l’humour)
- vision (le look)
- toucher (c’est à lui que nous allons nous intéresser plus particulièrement aujourd’hui).

Vous avez conscience que le toucher est l’accomplissement final de la drague. On cherche à établir un contact physique. Une bonne technique est de le faire progressivement!

De plus, les femmes considèrent les hommes qui les touchent rapidement comme naturellement plus confiants. Toucher une fille avec aisance vous facilitera considérablement la tâche dans la plupart des cas. Les filles sont beaucoup plus réceptives et attirées par les hommes qui les touchent rapidement et avec aisance que par les autres. C’est un fait. Il peut même arriver que dans certains contextes comme les boites de nuit, le seul moyen de créer de l’attirance chez une femme soit de la toucher très rapidement en maintenant le contact visuel.C’est donc une technique très efficace qu’il faut avoir dans sa caisse à outil.

Tout comme pour l’approche, il y a aussi une anxiété du toucher. Solution rapide : A chaque fois que vous aborderez une personne, touchez-la :

  • Touchez-lui l’épaule
  • Serrez-lui la main
  • Touchez-lui le haut du dos

On peut également ajouter la technique du toucher par un intermédiaire par exemple si vous buvez une gorgée dans son verre à elle : c’est prometteur pour la suite.

Une action naturelle
Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi de grands séducteurs arrivaient à embrasser leurs conquêtes si facilement ? Un gros compte en banque, une phrase magique, un corps de rêve ?

Non, embrasser une femme et coucher avec elle doit être quelque chose de très naturel. Cela est évident mais beaucoup l’oublient. Ils fixent ces objectifs comme une fin en soi et leur drague perd de sa chaleur, de sa spontanéité. Je vais donc vous expliquer aujourd’hui comment procéder de la manière la plus naturelle possible pour conclure…

L’importance du toucher
On l’oublie souvent mais 70% de ce que l’on exprime à quelqu’un se fait au niveau du langage corporel. Le toucher est donc une arme efficace pour faire passer des émotions et surtout instaurer une tension sexuelle caractéristique du flirt. Rien qu’en touchant une femme vous allez à la fois installer un certain confort entre vous mais aussi créer une véritable attirance.
Ce geste simple, ne doit pas pour autant être fait n’importe comment. Si vous vous montrez trop insistant ou maladroit, vous allez mettre votre cible mal à l’aise et votre jeu risque d’en prendre un coup. De même, si votre façon de faire n’est pas instinctive, la fille risque de s’en rendre compte, et votre valeur va baisser.
Cependant ne vous inquiétez pas, nous allons voir une façon simple et intuitive d’agir, de façon à paraître le plus naturel possible. Vos chances de réussite pour un baiser seront multipliées et vous éviterez d’être catalogué en « ami ».

L’importance de la progression
Il existe différentes étapes dans votre escalade de touchers. Comment voulez-vous ne serait-ce qu’embrasser une femme si elle n’est pas à l’aise dans vos bras ??!!! Il paraît évident que pour parvenir à ses lèvres, il faudra petit à petit pénétrer dans l’intimité de la cible. Beaucoup de mecs le feront de manière trop intrusive et de ce fait, essuieront pas mal d’échecs. J’ai déjà embrassé des filles de but-en-blanc cependant c’était parce que j’étais dans un trip culotté : cela correspondait à ma personnalité mais en aucun cas à celle d’un débutant.
Quelles sont les différentes étapes de notre progression ?

Epaules, bras, poignet
Commençons par des choses simples, n’oubliez pas que vous venez de faire sa connaissance.
Lorsque vous lui faites la bise, placez votre main sur son bras puis remontez légèrement vers son épaule par exemple. Les femmes ont souvent des bracelets, une belle montre ou d’autres objets. Vous avez donc la possibilité de toucher son poignet. Dans le cas de la montre, vous pouvez toucher son bras en regardant l’heure.

La main
Il n’y rien d’insurmontable à toucher cette partie du corps. Certains s’imaginent que le contact avec la main est quelque chose d’intime, je vous assure qu’il n’en est rien.
La lecture des lignes de la main semble une bonne méthode pour cette étape, avec votre doigt vous pourrez, de plus, suivre les discontinuités de sa paume. De même, pour marquer une quelconque réussite, vous pouvez lui en « taper cinq ». Gardez alors un petit moment sa main au contact de la votre puis relâchez-la. En prenant sa main, guidez la quelque part. Je pense notamment à une petite technique de Mystery : si vous êtes face à un groupe de jeunes filles assises et que vous êtes debout, il est évident que vous ne serez pas réellement à l’aise. Demandez alors à votre cible de vous donner ses mains, faites la lever et faire un tour sur elle-même, puis prenez sa place avec humour :). Après quelque temps, lorsque cette dernière se plaindra, emmenez cette fille dans un coin plus tranquille pour « discuter ».

Dos, bras, jambes
Dans cette étape, on va surtout chercher à orienter notre future conquête. Lorsque vous vous déplacez quelque part avec elle, et que vous lui ouvrez la porte par exemple , guidez-la en plaçant votre main au creux de son dos ( pas trop bas ! ).
De même, si vous l’accompagnez, donnez-lui votre bras. Vous pouvez par exemple associer votre geste à une petite phrase du style : « Voyons si tu sais te comporter comme une femme élégante ». Je vous assure que ces petits gestes anodins installeront un bon confort entre vous.
Enfin, essayez de mettre en contact vos jambes avec les siennes puis vous placerez innocemment votre main sur sa cuisse à certains moments. Vous remarquerez d’ailleurs qu’un certain nombre de femmes opèrent de la même façon.

L’enlacer
Un bon exemple de push&pull en lien avec cette idée : « Tu sais que t’es insupportable toi, viens-la. ». Vous pouvez de même la prendre dans vos bras pour multiples raisons, c’est comme tout, cela dépend surtout du contexte, de vous. Je vous donne juste quelques pistes.

Son visage, son cou, ses cheveux
Beaucoup de mecs font l’erreur de toucher ces zonez trop vite (ne draguez jamais avant qu’elle ne soit attirée), sachez qu’il s’agit d’un des derniers remparts de l’intimité d’une femme avant le baiser, donc ne la brusquez pas.
Commençons doucement avec le cou. Vous avez la possibilité de sentir son doux parfum qui vous rappelle soi disant vaguement quelque chose :).
Pour toucher tendrement son visage, vous pouvez feindre de lui enlever un cil et glisser votre doigt délicatement jusqu’à la commissure de ses lèvres.
Lors de cette phase, rapprochez vous légèrement de votre cible, notamment votre visage. Votre voix doit se faire plus apaisante, plus chaude et votre regard plus présent et expressif.
Faites un léger compliment sur ses cheveux et touchez-les, si elle n’y voit pas d’inconvénient les chances de succès pour votre kiss sont vraiment très bonnes. Vous pouvez de même enlever délicatement des mèches de son visage et faites un C sur ce dernier.

Je sens qu’elle vous dévore déjà des yeux, il ne vous reste plus qu’à tirer son menton légèrement vers vous par exemple et la suite coule de source ;).
Pour faire monter légèrement son désir lors de cette phase, je regarde un peu plus ses lèvres. N’en abusez pas mais cela peut vous aider éventuellement.
D’ailleurs j’ai une petite technique particulière avant d’embrasser ma cible : je m’avance doucement vers ses lèvres et je bifurque soudain vers son oreille pour lui glisser quelque chose à l’oreille. A partir de ce moment, elle se demande vraiment si on va s’embrasser, elle s’y est déjà plus ou moins préparée en tous cas….
Enfin, le premier baiser doit être doux et tendre, ne mettez pas la langue tout de suite.

French kiss
Ca y est, vous avez enfin réussi à ramener votre cible à la maison où elle a pris l’initiative de vous emmener chez elle. Si vous ne l’avez pas fait lors de votre deuxième ou troisième baiser, désormais il est temps de l’embrasser avec la langue. Pour que ce baiser soit plus passionné, placez votre main derrière sa nuque, tête ou même ses joues. A partir de là, commencez à l’embrasser sur le visage puis dans le cou.

Faire l’amour
Pendant que votre conquête est sous le charme de vos lèvres, déplacez vos mains délicatement le long de son dos et arrêtez-vous au creux de ce dernier, caressez cette zone. Vous pouvez à présent passer délicatement sous le chemisier de votre cible et lui dégrafer son soutien-gorge. De même commencez à caresser le creux de ses cuisses et collez vous à elle. Bon je ne vous en dit pas plus, le reste est assez intuitif…

Consignes
Ne soyez pas nerveux. C’est une méthode tout à fait naturelle.
Surtout n’ayez pas honte de vos gestes, sinon la fille sentira très vite votre gêne. Or, la gêne est communicative. Donc n’oubliez pas de la regarder dans les yeux quand vous la touchez… Ne regardez pas votre main !
De même, assumez ce que vous faites, il n’y a rien de pire qu’un petit toucher timide et non assumé. Faites ça de manière franche (sans être lourd) : la demoiselle ne vous impressionne pas.
De même, l’une des principales règles dans l’escalade du toucher, c’est la notion de push&pull. A chaque étape vous pouvez utiliser du push. Par exemple lorsque vous prenez sa main, relâchez-là d’un coup en ajoutant : « bah t’as les main froides ! » (bien sûr cela dépend du contexte).
Un autre exemple : lorsque vous l’enlacez, demandez-lui si elle se sent bien et quelle musique elle associerait à cette sensation, puis rejetez-la en prétextant détester cette musique.
Bien entendu n’abusez pas du push, utilisez le modérément. De cette façon elle se sentira moins à l’aise qu’elle ne l’était dans vos bras si on suit cet exemple et ceci créera l’attraction. N’oubliez pas que vos touchers doivent se faire de manière assez amicale au départ puis vous commencerez tout doucement à instaurer la tension sexuelle.
Si elle n’est pas à l’aise avec l’une de vos étapes, reprenez tout depuis le début. Cela peut vous paraître radical mais ça vous permettra d’installer un désagrément suffisant chez votre cible pour que vous puissiez repartir sur de bonnes bases.
De même, évitez de sauter des étapes, cela doit se faire progressivement.

Bonus
Je vous présente deux techniques de Mystery pour mesurer l’intérêt de votre cible : le test de confiance et le « knee compliance test » qui vous permettent, en plus de ça, de faire un kino (toucher dans leur langage).
Voyons le premier test : Prenez les mains de votre cible à une bonne hauteur, puis descendez doucement. Si vous sentez que ses dernières restent crispées et droites alors vous devez installer plus de confort, si au contraire elles suivent votre mouvement naturellement alors c’est un IOI.
Le knee compliance test consiste à prendre la main de votre conquête et la poser sur vos genoux, puis de passer à autre chose. Si elle laisse sa main sur votre genou, il s’agit là encore d’un IOI.
Enfin, un bon moyen de faire passer naturellement ses kinos est la danse. Là encore, une progression est envisageable.
On dit souvent que pour séduire une femme il faut susciter tout ses sens, alors n’oubliez surtout pas de la toucher ;).

Posted in 05. La drague | 3 731 Comments